PS Ardèche, La Voulte sur Rhône

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Les dossiers, comprendre

1- Éditorial, la société est-elle en crise ?

2- Détruire notre système est économique

3- La réduction du temps de travail, la voie

4- L'école, projet de changement ?

5- La planète mise à sac, la pénurie

6- Le coût du travail

7- Se soigner, se loger et habiter, les besoins de base; manger et s'approvisionner

8- Réchauffement climatique, encore un record

9- L'emploi sur le canton de La Voulte

10- Le vote FN, rien ne va plus



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Machiavel a-t-il tort ?

La croissance est en berne et depuis longtemps. Dans le meilleur des cas elle est juste positive. Le principe de croissance est un vieux mythe qui permet de ne pas se remettre en question dés lors que le gâteau grossit; ce principe est à la base des conservatismes de tout poil, droites et gauches. Par exemple, pour créer des emplois 2 à 3% de croissance minimum sont nécessaires en France.

Affirmer que notre pays peut renouer avec la croissance (dite économique) ne serait pas honnête. Bien sûr il faut investir au maximum dans l'innovation, dans les productions dites vertes (appelées par ailleurs croissance verte), dans la recherche, toutes les activités cognitives, le bien être humain (care)….etc. Mais désormais nous savons que le grand total sera stagnant.

Cette croissance permet aussi à l'État de se désendetter ou au moins de rembourser ses dettes sans en contracter d'autres. Mais nous avons compris que le modèle de la croissance perpétuelle était terminée en occident, par ailleurs nous en connaissons les impacts destructeurs pour la planète. La gauche dans son ensemble n'est pas encore très clair sur ce sujet, les vieux logiciels tournent encore même dans des « machines récentes ». Dès lors comment va procéder la gauche dans les temps qui viennent, qui, pour une bonne part affiche officiellement son scepticisme ...va-t-elle administrer, dans la tourmente prévisible, un purge de cheval par la force des choses (comme en Grèce, au Portugal, en Espagne ...) ?

Il est nécessaire de changer, ceux qui évoluent ne stagnent pas sur leurs principes. Pour la gauche, la crise serait une occasion exceptionnelle pour engager la mutation de la société et abandonner le dogme du PIB. En aura-t-elle la volonté ? C'est à dire sortir de l'électoralisme; la conquête du pouvoir est indispensable mais est-ce la finalité ?

Machiavel disait « le but de la politique n'est pas la morale mais la réussite (obtenir et conserver le pouvoir) » ..et bien ! En conclusion, la mutation sera effective quand Machiavel aura tort.

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La gouvernance au PS et la relation des militants avec les élus

Depuis des lustres la question de la gouvernance est en débat au sein du PS. Force est de constater que peu de chose ont changé. Deux types de militants « cohabitent » au PS, d'ailleurs comme dans tous les partis; le militant de base et le militant élu dont certains doivent être considérés comme des professionnels. Peuvent être considérés comme des professionnels de la politique les élus qui répondent aux 2 critères de la durée et de la « rémunération »

Pour réussir cette mutation de la gouvernance il paraît indispensable de s'interroger sur un certain nombre de points:

  • quelle est le fonction du militant « de base » ?

    • Très naturellement, chacun pensera « tractage » « collage d'affiche » « manifester à la demande » ...toute action cataloguée de militante, mais dont l'efficacité est très difficile à mesurer. En effet, la motivation militante des petits partis est très forte et on ne peut pas conclure que cette motivation soit concluante, au contraire même. Ce n'est pas le militant qui fait la notoriété d'un parti.

    • La deuxième fonction est de désigner les élus, à tous les niveaux, qui seront les représentants de la/les politiques à mettre en œuvre, notamment pour proposer un projet (changer le modèle de société). C'est probablement la plus grande responsabilité du militant. Il a donc un pouvoir sur le projet éventuel de société, bien sûr s'il a la possibilité d'exprimer un choix réel. Car il faut bien reconnaître qu'il n'a pas réellement le choix au nom du principe de réalité, quelques exemples:

      • premier cas, un candidat est déjà en place (c'est un élu) Que se passera-t-il ? Réponse; le sortant sera désigné quand bien même il ne porte aucun projet ou valeur de changement. L'intérêt électoral du parti primera sur le fond car on le sait, en général c'est le sortant qui a le plus de chance d'être élu....jusqu'à un pic de probabilité que l'on constate quand on a été battu. Cela peut durer ainsi 15, 20 ...30 ans soit quelques générations tenues à l'écart du débat. Dans ce cas on peut considérer que le projet véritable est d'être élu, pour cela il faut plaire au plus grand nombre et assoir son image dans la durée.

      • Deuxième cas, un candidat a déjà un mandat par ailleurs, il est donc connu. Ici aussi, l'intérêt électoraliste du parti primera sur le fond suivant de savants calculs de dosage qui n'ont pas beaucoup de rapport avec le profil réel des candidats.

      • Troisième cas, il faut désigner un candidat « nouveau » Ici aussi, l'intérêt électoraliste du parti primera sur le fond en désignant un professionnel en herbe (souvent formé dans des écoles ad-hoc) .

  • quelle est la fonction du militant élu ?

    • À priori, la réponse serait « mettre en œuvre le programme ou projet établi par le parti » La réalité est différente, au nom du sacro-saint réalisme. C'est encore plus vrai quand il s'agit de durer dans le temps. Pourtant, nous le savons tous, il est impossible de porter des projets politiques sans usure au delà de quelques années.

    • Pourtant le militant a un rôle essentiel, celui de désigner ses candidats aux élections pour être élu. Ce rôle a été confisqué pour partie pour les explications précédentes. Il s'agit de redonner ce rôle essentiel aux militants .

Propositions:

  • les élus déjà en place doivent rendre compte aux militants qui les ont mandatés;

    • pour cela ils doivent expliquer le sens des politiques menées et des choix, relativement aux valeurs qui les ont déterminées. Les militants doivent, en particulier, s'interroger sur l'engagement des élus; par exemple un élu qui s'abriterait derrière des choix gestionnaires ou des choix de type « marketing politique »

    • la meilleur façon d'être objectif est d'organiser ces temps d'échanges sur la base d'une méthode élaborée à priori qui précise les cycles et les critères à définir collectivement.

  • pour ceux qui souhaitent être mandatés;

    • de façon similaire un échange doit être organisé pour valider le projet du candidat à l'élection. Ici aussi, la meilleur façon d'être objectif est d'organiser ces temps d'échanges sur la base d'une méthode qui précise les cycles et les critères à définir collectivement.

Le carriérisme politique doit être combattu, il donne une image très négative des élus et détermine pour l'essentiel l'augmentation massive de l'abstention et du vote FN, par ailleurs il est un frein au changement. Pour cela le non-cumul doit devenir une obligation quel que soit le parcours des individus. Néanmoins il ne s'agit pas de culpabiliser les élus car cette situation est très ancienne et les élus n'en sont pas les seuls responsables.

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Si on disait la vérité ?

La crise économique est considérée comme la CAUSE principale. Cette évocation est trop restrictive car la crise est globale: toutes ses composantes sont inter-liées; crise sociétale, crise écologique, crise des ressources, crise économique et crise sociale. Il est probable que la seule crise économique soit la conséquences des autres crises.
Les enjeux à notre sens, sont de deux natures; le premier consiste à reconnaitre la globalité et l'ampleur de cette crise systémique, le deuxième concerne la gouvernance au sens large.

La crise systémique:
c'est une crise globale dont les causes ne sont probablement pas perçues par la population et ses représentants (les élus) Ce n'est pas l'économie qui est la cause de la crise; l'économie est en crise bien sûr mais comme toutes les composantes sociétales. La crise est sociétale et en conséquence l'économie ainsi que le social ...sont en crises. Réduire la crise à la seule composante économie est donc une erreur, erreur qui pourrait laisser croire qu'en agissant par l'économie nous pourrions régler tous nos problèmes notamment pour ce qui concerne l'emploi. La crise écologique, par ailleurs, est une bombe à retardement dont la gravité surpassera toutes les autres.

La cause principale est encastrée dans la boucle:
  • c'est l'évolution des comportements de consommation vers l'hyper-consumérisme qui détermine la transformation du modèle sociétal qui lui même conditionne le comportement de consommation. Cette évolution « auto asservie », nourrie par le principe de compétition, détermine tout ce qui construit notre modèle sociétal (la solidarité, les liens sociaux, le modèle éducatif, les partis politiques...........)

  • conséquences:
    - transformation du modèle de production vers le modèle appelé "mondialisation" (produire plus, toujours plus et réduire plus, toujours plus, les coûts)
    - société d'abondance pour certains, quant aux autres ce sont les "perdants du consumérisme" appelés également les "perdants de la mondialisation" (le vote FN s'alimente pour partie dans ce creuset de la frustration consumériste)
    - ces transformations aboutissent à des injustices flagrantes et menacent désormais ceux qui se sentaient protégés (par leur statut, le diplôme ....)
    - destruction progressive des liens sociaux (par exemple le monde associatif peine à se maintenir et à se renouveler)

La gouvernance:

  • débuter par le champ politique est exemplaire. L'idée de généraliser les primaires est bonne, ceci-dit les règles de non-cumul doivent être plus exigeantes. Trois mandats consécutifs sont excessifs, soit 15 à 18 ans suivant les mandats. Dans la vie réelle, les salariés n'occupent pas de poste sur de période si longue, nous ne sommes plus au 19éme siècle et les élus doivent s'adapter comme les autres aux changements (dans une première étape 2 mandats consécutifs peuvent être admis)

  • le carriérisme politique doit être combattu , il donne une image très négative des élus et déterminent pour l'essentiel l'augmentation massive de l'abstention. Pour cela le non-cumul doit devenir une obligation et il peut concerner également ceux qui font carrière dans le sillage des élus qui les ont cooptés (par exemple assistant parlementaire et mandat d'élu peuvent être considérés sur le même plan)

Les institutions:

  • simplifier !! les institutions politiques du local au national sont des labyrinthes réservés aux initiés et découragent l'expression démocratique (participative et délibérative)

    • au local;
      - supprimer des échelons (trop nombreux et en plus qui permettent de cumuler !!)
      - redéfinir la notion communale (intercommunalité …)

    • au national;
      - redéfinir les rôles de l'assemblée nationale et du sénat; l'assemblée nationale sur le court terme, le sénat sur l’avenir (en quelque sorte il pourrait représenter les générations futures)
      - revoir la composition du sénat qui représente un monde en voie de disparition
      - le sénat pourrait être composé pour une part de représentants d'ONG, d'associations ....tirés au sort et pour une autre part de citoyens tirés au sort comme les jurés d'assise.
      - mandat unique et une seule fois
      - le sénat aurait pour mission de légiférer sur le long terme et aurait un droit de véto sur les lois du quotidien qui seraient de la compétence des députés (qui bien sûr ne pourraient pas cumuler)

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rien ne va plus !

un article de www.slate.fr

31% des Français d'accord avec les idées du FN

Près d’un tiers des Français (31%) serait d’accord avec les idées du Front national, atteignant un niveau record depuis 1991 (32%) alors qu’en janvier 2011 ils étaient 21%, selon un baromètre TNS-Sofres pour Le Monde, Canal+ et France Inter publié jeudi 12 janvier.

A contrario, 62% des sondés se disent en désaccord avec ses idées (-10 points par rapport à 2011). Deux tiers des Français (67%) ne souhaitent pas la présence de Marine Le Pen au second tour de la présidentielle et près de la moitié, 49%, pensent qu’elle n’y sera  pas.

Aussi, 53% (-3 points depuis 2011) estiment que le Front national «représente un danger pour la démocratie» tandis que 39% (-2) considèrent qu'«il ne représente aucun danger». Cette crainte du FN est pratiquement à son niveau le plus faible depuis 1985, ce qui montre la banalisation relative du parti de Marine Le Pen.

Les idées du FN sont particulièrement bien reçues dans les ménages ouvriers (40% d’accord) et dans les zones rurales (41% d’accord) à l’inverse des ménages cadres (76% en désaccord) et des habitants des zones urbaines (67% en désaccord, 78% dans l’ensemble Paris-Lyon-Marseille).

Le Front national gagne également en crédibilité, puisque 31% des sondés pensent que «c'est un parti qui a la capacité de participer à un gouvernement» (+6) tandis que 57% estiment que c’est seulement un parti d’opposition (-5).

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au pays des records

Un record sur la dette publique, annoncée à 87,4% du PIB, soit près 1.800 milliards d’euros. En pourcentage de la richesse nationale, la France se situe au 16e rang mondial sur 194 des nations les plus endettées, et au 4e rang sur 27 au sein de l’Union européenne (derrière la Grèce, l’Italie et la Belgique). En volume, elle se situe au 5e rang mondial (derrière les Etats-Unis, le Japon, l’Italie et l’Allemagne).

Entre 2007 et 2012, la dette publique aura progressé de 64% du PIB à 87,4%, soit une augmentation phénoménale de près de 600 milliards d’euros. Un récent rapport de la Cour des comptes l’a souligné: seul un tiers de cette dégradation est conjoncturel, dû à la crise; les deux-tiers sont structurels, de la responsabilité du gouvernement, pour l’essentiel du fait de baisses d’impôts.

400 milliards d’euros d’ardoise laissés par Nicolas Sarkozy! Autant dire que si la France perd son «AAA», ce sera de sa responsabilité. La dette publique par Français aura progressé en tout de 7.000 euros depuis mai 2007, atteignant plus de 25.000 euros par Français en 2012…

Un record sur le niveau des impôts, qui s’établira à 44,5% du PIB… En 2012, la France se situera ainsi au 4e rang mondial sur 194 pays en matière de prélèvements obligatoires, derrière le Danemark, la Belgique et la Suède, et loin devant l’Allemagne (40%) ou le Royaume-Uni (38%).

Enfin, un record sur la dépense publique qui atteint 56 % de la richesse nationale. Plaçant la France au 1er rang mondial, ex-aequo avec le Danemark, et loin devant la Suède (51%) ou l’Allemagne (44%)!

Dette (n°5 mondial en volume), impôts (n°4 mondial), dépenses publiques (n°1 mondial): la France termine le présent quinquennat parmi les plus mauvais élèves de la planète.

Le nouveau président de la République héritera en mai 2012 d’une situation dramatique: presque 90% de dette publique, et un déficit toujours pas maîtrisé, vraisemblablement au-dessus de 5% du PIB. En prenant 100% comme seuil auquel les marchés cesseront de nous financer –à juste titre, car l’endettement y devient incontrôlable– il lui restera tout au plus entre dix-huit et vingt-quatre mois de survie budgétaire. Et ce du fait de la situation intrinsèque de la France, sans même parler des risques de crise systémique sur la dette publique en provenance du reste de la zone euro, de la Grèce à l’Italie.

La situation est d’autant plus grave que l’œil du cyclone financier va se porter sur la France. Nous sommes sous surveillance des agences de notation, qui menacent de dégrader le «AAA» de l’Etat. Les taux d’intérêt servis à l’émission de la dette française se sont déjà dégradés: avec un «spread» de 120 points de base, les marchés nous notent déjà en «BBB+». 

La France enregistre des engagements hors bilan importants: engagement de recapitalisation des banques françaises (évalué officiellement à 10  milliards, mais officieusement jusqu’à 25); engagement de 100 milliards d’euros au titre du Fonds européen de solidarité financière (FESF), fonds qui garantit les pays en crise de la zone euro; engagement implicite de recapitalisation de la Banque centrale européenne si la BCE venait à perdre de l’argent, ce qui arrivera en cas de défaut grec (la Grèce n’a à ce stade fait défaut que pour les créanciers privés «volontaires» et est censée honorer sa dette pour les autres créanciers, notamment la BCE).

La démultiplication du FESF, obtenue au sommet européen du 26 octobre, opère un transfert de risques massif. C’est une sécurité très solide pour les pays du sud: leur émission de dette est garantie à hauteur de 2.000 milliards d’euros environ, soit pour trois ans au minimum. Mais cette garantie pèse à due proportion sur les pays du nord. La France a-t-elle encore les épaules suffisamment solides pour porter ce nouveau fardeau? Les marchés ne tarderont pas à se poser la question.

Article de Terra-Nova

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SE SOIGNER (suite et fin des articles précédents)

Soigner, mais aussi renforcer les systèmes de santé et développer une prévention des maladies pour 7 milliards d'êtres humains, ne constitue pas le moindre des défis posés à notre planète. Que ce soit du côté des maladies transmissibles, à commencer par l'infection par le VIH/sida, la tuberculose et le paludisme (responsables à eux trois d'environ 5 millions de décès par an dans le monde) ou bien de celui des maladies non transmissibles, qui ont tué 36 millions de personnes en 2008, selon les Nations unies, la réponse internationale demeure en deçà des besoins.

Les progrès accomplis en termes d'espérance de vie moyenne, passée de 52,5 ans en 1950 à 69,2 ans en 2009, sont menacés par les taux élevés de mortalité infantile et le poids des maladies transmissibles et non transmissibles dans les pays en développement. De même, l'épidémie mondiale de diabète et d'obésité, qui touche de manière prépondérante les populations les moins favorisées dans les pays développés, représente un facteur de risque qui alimente tant les maladies cardiovasculaires que les cancers.

Les maladies cardiovasculaires arrivent en tête des causes de mortalité dans le monde : 17,3 millions de morts en 2008, selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), soit 30 % de l'ensemble des causes de décès. Contrairement à une idée reçue, 80 % des décès dus à des maladies cardiovasculaires surviennent dans des pays à revenu faible ou intermédiaire, et ils concernent autant les hommes que les femmes. Le cancer, quant à lui, est responsable de 7,6 millions de décès annuels, soit environ 13 % des causes de disparition. Ce nombre pourrait s'élever à 11 millions en 2030.

Le sida a révélé le fossé grandissant entre la santé dans les pays riches et les pays pauvres. Une mobilisation internationale massive a été enclenchée depuis dix ans pour tenter de le combler. Si des succès majeurs ont été obtenus, avec la mise sous traitement de 6,6 millions de personnes infectées par le VIH, l'Onusida calcule que 9 autres millions d'individus auraient, eux aussi, besoin de médicaments antirétroviraux.

Au-delà des efforts ponctuels et des structures permanentes, comme le Fonds mondial contre le sida, la tuberculose et le paludisme, la question posée est celle du développement de la prévention et du renforcement des systèmes de santé. Les échecs passés montrent à quel point il est indispensable de développer l'accès aux soins et à des conditions d'hygiène décentes pour freiner la propagation des maladies infectieuses et casser la dynamique croissante des maladies chroniques.

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APPROVISIONNER (suite des articles)

En 2011, à en croire les calculs de l'ONG californienne Global Footprint Network (GFN), 270 jours ont suffi aux habitants de la planète pour consommer les ressources annuelles de la Terre. Il aura donc fallu moins de dix mois - le jour J est le 27 septembre - pour épuiser notre budget mondial. Ce seuil à partir duquel il faut vivre "à crédit" en puisant dans notre capital est franchi de plus en plus tôt. En 2000, il se situait début novembre.

Depuis 2003, GFN veut marquer les esprits en publiant chaque année l'empreinte écologique des milliards d'humains. L'indicateur est pionnier, et sa conception méthodologique souffre de biais, nul ne le conteste. Mais il a le mérite de souligner combien la croissance démographique pèse de plus en plus sur nos ressources naturelles, rendant leur accès de plus en plus conflictuel et destructeur.

Tous les jours, les effets de cette vie "à découvert" se font connaître : déforestation ; surexploitation des ressources marines ; accumulation de CO2 dans l'atmosphère ; stress hydrique... Les chiffres sont là. Treize millions d'hectares de forêts disparaissent chaque année, soit l'équivalent d'un terrain de football toutes les deux secondes.

Le 28 juillet 2010, l'Assemblée générale des Nations unies reconnaissait l'accès à l'eau potable comme "droit de l'homme". Une avancée historique. Pour autant, que va changer concrètement ce consensus mondial, pour les 2,9 milliards de personnes qui ne disposent pas d'un robinet chez elles ou à proximité ? Et les 2,6 milliards privées d'un assainissement de base ?

Les terres agricoles sont, elles aussi, de plus en plus disputées. Rognées par l'étalement urbain, elles sont également lorgnées par les promoteurs des biocarburants et les investisseurs privés. Selon des chiffres publiés fin septembre par l'ONG britannique Oxfam, 227 millions d'hectares, soit la superficie de l'Europe de l'Ouest, ont été vendus ou loués dans les pays en développement depuis 2001, principalement à des groupes internationaux. La majorité de ces terres ne devraient pas être exploitées. Les acquéreurs préfèrent jouer la carte de la spéculation foncière.

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HABITER

Une personne sur deux vit en ville. Chaque année, le nombre de citadins augmente de 60 millions. En 2050, ils seront 6,3 milliards, soit 70 % de la population. Ces chiffres font tourner la tête. Il y a deux siècles, seules deux villes, Londres et Pékin, dépassaient le million d'habitants. En 1950, elles étaient 75 ; en 2008, 431. La planète compte désormais 21 villes de plus de 10 millions d'habitants.

L'urbanisation n'est plus un phénomène lié aux pays riches : alors que, dans les années 1950, Tokyo, New York, Londres et Paris occupaient les premières places dans le classement des villes, seule la capitale japonaise conserve désormais son titre de première agglomération mondiale, avec ses 36 millions d'habitants. Les grandes villes occidentales ont été supplantées par les mégacités indiennes et brésiliennes. Dans les trente prochaines années, le processus d'urbanisation proviendra surtout des pays en voie de développement, mais à une vitesse plus rapide que celle que connut l'Europe.

La physionomie de la planète est en pleine mutation, le Sud s'urbanise tandis que le Nord stagne. Dans les pays en développement, la population urbaine devrait doubler d'ici à 2050, alors que celle des pays développés, sous l'effet notamment de la baisse de la natalité, devrait diminuer. En un siècle, la population de New Delhi, en Inde, est passée de 238 000 habitants à 22 millions.

Dans un rapport de 2009 sur les 19 megacités de plus de 10 millions d'habitants, l'ONU souligne que ces géantes urbaines aggravent les inégalités sociales. Près d'un milliard d'habitants vivent dans des bidonvilles. Dans dix ans, selon les projections des Nations unies, ils seront 1,5 milliard, soit 40 % des citadins. La Chine et l'Inde - les deux pays les plus peuplés au monde - concentrent à elles seules 40 % des taudis de la planète.

Sur le plan écologique, tout reste à faire : les villes qui dévorent jour après jour de nouveaux espaces sont responsables de 80 % des émissions mondiales de CO2 et de 75 % de la consommation mondiale d'énergie. Les transports représentent un tiers des émissions de gaz à effet de serre.

article de

Rémi Barroux, Marie-Béatrice Baudet, Paul Benkimoun, Sophie Landrin et Gilles van Kote

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Manger...demain

Article de Rémi Barroux, Marie-Béatrice Baudet, Paul Benkimoun, Sophie Landrin et Gilles van Kote


Selon l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), la croissance démographique nécessitera une augmentation de la production agricole de 50 % d'ici à 2030 et de 70 % d'ici à 2050. Pour la majorité des experts, la Terre a le potentiel pour répondre à ces objectifs et nourrir les 9 milliards d'habitants qu'elle devrait compter en 2050.

Mais à quel prix ? En 2009, l'Institut national de la recherche agronomique (INRA) et le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad) se sont livrés à un petit exercice prospectif. Dans le cadre de l'enquête Agrimonde, leurs chercheurs ont imaginé deux scénarios : dans le premier, les tendances actuelles se prolongent d'ici à 2050, et priorité est donnée à la croissance économique et au "bien-être immédiat des hommes" ; le second privilégie "la durabilité des systèmes agricoles et agroalimentaires".

Le premier cas de figure entraîne une hausse de 590 millions d'hectares des surfaces cultivées ou utilisées pour l'élevage (un milliard et demi d'hectares sont exploités aujourd'hui), une perte de biodiversité, une montée des problèmes environnementaux et une accélération du changement climatique.

Autant de phénomènes évités par le scénario alternatif. Mais celui-ci suppose une convergence mondiale vers un nouveau mode de consommation : les disponibilités alimentaires seraient alors de 3 000 kilocalories par jour et par personne (dont 500 d'origine animale), soit une diminution de 25 % en moyenne pour les populations des pays riches par rapport à leur régime actuel, mais une augmentation d'autant pour les habitants d'Afrique subsaharienne.

La nécessité d'une transition vers un nouveau modèle agricole mondial est de plus en plus évoquée, y compris au sein des institutions internationales : "Il faut garantir une transition des systèmes alimentaires et agricoles vers des systèmes moins gourmands en énergie fossile et moins polluants", écrivent ainsi les experts du Comité de la sécurité alimentaire, plate-forme des Nations unies, dans un rapport présenté lundi 17 octobre.

Dans 9 milliards d'hommes à nourrir (François Bourin, 432 p., 22 euros), livre qu'ils ont récemment cosigné, Marion Guillou et Gérard Matheron, qui président respectivement l'INRA et le Cirad, concluent sur six recommandations : accentuer les efforts de recherche ; mettre l'accent sur les partenariats internationaux et le partage d'informations ; réinvestir dans l'agriculture ; limiter la volatilité des prix des denrées alimentaires ; faire évoluer les modes de consommation ; repenser la gouvernance mondiale en matière de sécurité alimentaire.

"On peut gagner énormément, rien qu'en travaillant sur les irrationalités du système, affirme Olivier De Schutter, le rapporteur spécial des Nations unies sur le droit à l'alimentation. On insiste beaucoup sur la nécessité de produire plus pour répondre à une demande en croissance. Mais on oublie les gaspillages alimentaires ou les biocarburants qui entrent en concurrence avec les cultures alimentaires..."

Selon une étude parue en 2009, 40 % de l'alimentation disponible aux Etats-Unis est gaspillée chaque année.

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primaires 2ème tour sur le canton

Résultats du 2ème tour des primaires sur le canton de La Voulte sur Rhône

à noter, augmentation de 14% du nombre de votants



Votants = 487
François Hollande
François Hollande

271 voix =  55.88%
Martine Aubry
Martine Aubry

214 voix =  44.12%
Votes blancs et nuls
Votes Blancs et nuls
2 voix

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Les primaires sur la canton de La Voulte sur Rhône

résultat du 1er tour



Total Aubry Hollande Royal Montebourg Valls Baylet Nul
La Voulte
429 118 153 37 93 22 2 4
St Georges les Bains
215 53 86 22 44 10 0


644 171 239 59 137 32 2 4
%

26,55 37,11 9,16 21,27 4,97 0,31 0,62

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L'emploi par Thierry Abrial, 1er adjoint de La Voulte sur Rhône…..

Le chômage est la principale préoccupation des Français, d'autant plus que la crise économique s'éternise depuis 2008. Ensuite on retrouve la santé, le pouvoir d'achat et les inégalités.
C'est par le travail que l'on peut répondre à toutes ces préoccupations et il est donc au cœur des priorités de notre municipalité.
C'est un des thèmes majeurs de notre programme car, comme tous les citoyens de ce pays, nous savons que le travail est indispensable:
-  indispensable parce qu'il permet à chacun d'avoir des revenus mais aussi parce qu'il est le lieu principal où se créent les liens sociaux. Dit autrement, le travail est le moyen principal qui permet de vivre en société. Votre municipalité est donc doublement persuadée de l'importance du travail dans la vie de chacun.

Pour cela nous avons mis en œuvre un programme de développement communal qui a pour objectif de créer des emplois, nous allons le passer en revue.

Les actions à effet direct:

  • La première action concerne les friches industrielles, nous avons prévu de mener la réhabilitation des tènements abandonnés. L'ancienne usine « Trivino » est en cours de réhabilitation et nous avons recherché et trouvé une entreprise qui est en train de s'installer. Ce projet n'a rien coûté à la commune puisque le site a été revendu au prix coutant à l'entreprise qui s'installe. Cette reprise permettra la création d'une quinzaine d'emplois à terme.

  • Nous cherchons également des solutions pour reprendre le site « SOVADEC », le nettoyer, le dépolluer et le restaurer. Le coût de cette opération sera plus élevé, par ailleurs le statut juridique du site ralentit considérablement le dossier. Nous avons des contacts d'entreprises prêtes à s'installer, notamment des entreprises spécialisées dans les énergies renouvelables. Néanmoins notre dossier est bloqué par des négociations relevant du droit privé, très longues à mener.

  • La troisième action consiste à soutenir les entreprises qui investissent sur la commune. Ce fut le cas de ORRION Chimie en 2010 quand elle a repris PCF (liquidée en 2009) Un partenariat entre la commune, le conseil général et la région a permis la reprise de l'activité et ainsi la sauvegarde d'une vingtaine d'emplois.

  • La quatrième action s'adresse aux porteurs de projets qui souhaitent créer leur entreprise. A cet effet nous avons réservé une enveloppe de 30 000 € pour soutenir des projets de l'économie sociale et solidaire, sont ciblées en particulier les SCIC (société coopérative d'intérêts collectifs)

  • La cinquième action est le soutien à l'union locale des commerçants et artisans. Nous considérons primordial de soutenir le commerce de proximité, d'une part pour les services offerts à la population et d'autre part parce qu'il contribue à créer et maintenir des emplois.

Les orientations de moyen et de long terme:

  • Nous souhaitons développer les circuits courts de commercialisation, ce qui permettrait de créer des emplois locaux pérennes. Nous souhaiterions par exemple qu'une AMAP puisse voir le jour. Pour cela nous recherchons des porteurs de projets prêts à s'investir.

  • La qualité de vie dans la commune est un point fort de la commune, trop souvent oubliée. Notre municipalité fait un effort considérable pour offrir des services à la population (crèche, centre aéré, cantine scolaire, espace social ….) L'objectif est de permettre à chacun de mieux organiser sa vie et notamment pouvoir exercer sereinement un travail. Sans ces services la recherche d'un emploi serait compliquée.

  • Notre commune dispose d'un potentiel du cadre de vie exceptionnel qui doit être mis en valeur. A cet égard la réhabilitation du centre bourg, notamment de la place de l'église, sera un atout pour rendre attractive notre commune et donner envie de s'installer aux entrepreneurs.

  • Les zones d'activités sont assez anciennes et doivent être revitalisées. La voirie de la Zone d'activités (Zone Jean Jaurès) a été refaite pour rendre la zone attractive et donner envie à des entrepreneurs de s'installer (les travaux ont d'ailleurs commencé)

  • Concernant le long terme, nous avons engagé un vaste projet communal qui place la qualité du cadre de vie au cœur du développement. L'idée est de valoriser les atouts de notre commune, trop souvent perdus de vue par ses habitants, pour rendre attractif notre territoire. Les atouts qualitatifs de notre commune doivent donner envie à des entrepreneurs (ou des porteurs de projets) de s'installer sur notre commune, ce qui aboutira à créer des emplois. C'est pour cela que les projets de La Boissine (fossiles), la réhabilitation des hauts fourneaux et la mise en valeur du patrimoine naturel ont été engagés. Nous prévoyions également de restaurer le quai du Rhône. Ce volet long terme n'est pas exhaustif car d'autres projets viendront l'enrichir, par exemple le devenir du foyer logement Rivoly qui pourrait héberger une université populaire sur des thématiques comme le sport, les emplois cognitifs ...

La situation de l'emploi est préoccupante et ne s'arrange pas, nous le savons tous. Il ne peut pas en être autrement avec les politiques menées au niveau national mais il y a une manière de contribuer au changement, c'est de ne jamais se résigner et d'agir au niveau local.

la réorganisation territoriale

http://thierryabrial.chambauds.com/post/2011/06/30/L-organisation-des-territoires

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Le projet

texte de Thierry Abrial relatif au projet socialiste, présenté en conseil fédéral

En introduction je vais citer Edgar Morin,

« L'idée de développement est une idée sous-développée, car l'idée généralement admise du développement est aveugle aux dégâts et dégradations qu'il produit, tant sociaux, sociétaux que écologiques. Le développement qui se voudrait solution ignore que les sociétés occidentales sont en crise du fait même de leur développement. La prise de conscience de la crise du développement n'est arrivée à déboucher que de façon partielle, insuffisante et limitée sur la problématique écologique, ce qui conduit à « attendrir » la notion de développement en lui accolant l'épithète durable »

Nous sommes donc dans un moment charnière de notre histoire, moment crucial d'une méga-crise, celle du modèle de développement aux visages multiples, liés et interconnectés.

Nous ne pouvons pas nous contenter de proposer des solutions à des problèmes comme le font les entreprises par la technologie et le marketing.

Bien sûr le jeu électoral nous impose un compromis entre nos valeurs, le choix de société et la pratique du marketing et de la pub, MAIS nous avons l'obligation de dépasser cette contradiction pour être crédible, l'excès de réalisme est irréaliste comme l'excès d'objectivité est subjectif.

Quel est le fil conducteur du projet, c'est la question que je me suis posée. Pour cela j'ai filtré le projet sur 3 enjeux majeurs:

  • l'enjeu des inégalités, car les inégalités sont la première cause de cette méga-crise

  • l'enjeu des ressources, car la problématique des ressources naturelles sera centrale dans les 20 ans qui viennent

  • l'enjeu du modèle économique, car, nous le savons, notre système économique est pervers, il est devenu sa propre finalité

Je ne vais pas tout citer car le projet est très fourni, un focus sur les 3 points;

Les inégalités:

  • refonte de la fiscalité, fusion et progressivité de l'IR et de la CSG, prélevés à la source,

  • plafonnement des parts variables

  • écarts de rémunérations dans une fourchette de 1 à 20, c'est déjà une première étape

  • taxation du capital, des transactions financières, des banques et des pétroliers

  • société du travail, plutôt que de la rente, travailler mieux pour vivre mieux car le travail est le principal médium de socialisation et de créations des liens sociaux. Le projet insiste fortement sur ce sujet crucial qui nous a été dérobé par Sarkosy

  • au final le projet traite en profondeur la question essentielle des inégalités

Les ressources:

  • TVA éco-modulable

  • relocaliser, agriculture et pêche durable

  • éco-conception, sobriété notamment énergétique

  • stopper l'érosion de la biodiversité et restaurer le patrimoine naturel

  • porter la France te l'Europe en tête de l'économie verte et de la lutte contre le changement climatique

  • sortir de la dépendance au nucléaire et au pétrole (ce point mérite d'être plus clair)

  • etc, le projet prend pleinement en compte cette problématique qui sera de plus en plus prégnante.

Le modèle de développement:

Probablement le plus difficile à interpréter car le projet affiche clairement l'objectif de croissance. On peut s'interroger sur la cohérence entre changement de modèle et perpétuation du concept de croissance car une croissance de 2,5% par an donne un doublement de la consommation en moins de 30 ans dans un contexte de ressources de plus en plus rares.

Heureusement il est clairement affiché que cette croissance doit être sélective et durable ce qui veut dire que l'on doit faire décroître nos consommations de ressources, donc nos modes de vie prédateurs et faire croître ce qui améliore le bien être, construire et développer les liens sociaux, prendre soin de soi et des autres (le « care ») (l'effet pervers du PIB est aussi évoqué),

Au final le modèle de développement est cohérent, j'en suis satisfait, mais c'est par déduction.

Ma Conclusion:

Le projet est complet et traite de la méga-crise dans sa globalité. Bien sûr plusieurs lectures sont nécessaires pour en faire le tour.

Nous sommes sur la bonne voie, c'est ce qui compte le plus et j'en suis heureux.

Je suis persuadé que notre candidat(e) aura toute la matière à construire un projet ambitieux qui prépare la société de demain tout en restant réaliste. C'est à nous, les militants d'y veiller et de le populariser.

pour consulter le projet

wmb

Japon

Le Parti socialiste exprime sa solidarité avec le peuple japonais, qui subit les conséquences dramatiques de trois catastrophes – un séisme, un tsunami et une catastrophe nucléaire de grande ampleur qui est encore en cours. Alors que les dégâts matériels et les pertes humaines sont immenses, la priorité doit être d’apporter au Japon toute l’aide et le soutien nécessaires. Nous saluons le courage et parfois le sacrifice du personnel qui travaille dans les centrales et tente de maîtriser la situation et de circonscrire la catastrophe, ainsi que des secouristes qui viennent en aide à la population.

12 mars 2011

Communiqué de Laurence Rossignol, Secrétaire National du Parti Socialiste à l’environnement et de Philippe Martin, Député du Gers, Secrétaire National-adjoint :

« L’hypothèse d’une catastrophe nucléaire survenue à la centrale de Fukushima-Daiichi au Japon rappelle qu’en matière de nucléaire le risque « zéro » n’existe pas et que lorsque ce risque devient réalité, il est à la fois continental, dramatique et irréversible.

Depuis 24 heures, les informations apportées par les Autorités de Sureté Nucléaire (ASN), y compris en France, on d’avantage visé à rassurer qu’à informer. On est passé du « tout est sous contrôle » à une explosion avérée, le tout sur fond de commentaires technico-lénifiants, toujours en deçà de la vérité.

D’ores et déjà ce qui se passe au Japon doit nous conduire à exiger, en France et en Europe, un débat véritablement démocratique et transparent sur la place du nucléaire dans le mix énergétique de demain ».

13 mars 2011

Communiqué de Laurence Rossignol, Secrétaire National du Parti Socialiste à l’environnement et de Philippe Martin, Député du Gers, Secrétaire National-adjoint :

« Dénoncer, comme vient de le faire Monsieur Besson, le "catastrophisme" de ceux qui s'inquiètent des conséquences des accidents nucléaires au Japon n'est pas responsable de la part d'un ministre qui hier soir encore, sans éléments d'information précis, en minorait l'ampleur. Alors que le besoin d'information des Français est légitime et appelle une parole publique, non pas rassurante, mais crédible, le gouvernement ne fait que d'affirmer et réaffirmer que ce qui se passe au Japon ne pourrait se passer ici. Or, en matière de risques nucléaires, chaque accident est inédit et c'est sa survenance qui révèle le risque. En France, nous avons tout à la fois, des centrales nucléaires construites sur des failles et des centrales vieillissantes. Nous savons qu'il y a des problèmes de maintenance qui conduisent à faire tourner certaines centrales au ralenti. La centrale de Fessenheim cumule les deux risques. Le Parti Socialiste demande que soit, dans les meilleurs délais, livré aux Français, l'état précis de tous les réacteurs, leur durée de vie, leur production actuelle, les risques spécifiques qu'ils comportent. et que ceux sur lesquels pèse le plus minime incertitude soient arrêtés. D'autre part, le gouvernement a, il y a moins de deux semaines, porté un coup fatal à la filière photovoltaïque indiquant par là, son désinterêt pour le développement des énergies renouvelables. L'avenir énergétique et industriel de la France passe par des investissements rapides et massifs dans les énergies renouvelables. Les Français ne veulent pas être "rassurés", ils veulent être informés et associés au débat énergétique »

Laurence Rossignol (0607755157)

Secrétaire Nationale à l’environnement du Parti Socialiste

Philippe Martin (0608475050)

Député du Gers

Secrétaire National-adjoint à l’environnement du parti Socialiste

wmb

Ras le bol

Ras le bol que chaque progrès social soit vilipendé comme si l'amélioration du bien être était un problème pour la société. Les 35h focalisent un vieux débat sur le travail. Je fais parti de ceux qui considèrent que le droit au travail est un droit fondamental qui devrait être inscrit dans la constitution. Or le débat est manipulé,  l'emploi est détruit massivement par ceux qui affirment que ceux qui ne travaillent pas seraient des assistés qui veulent profiter du système. Ceux qui survivent avec le RSA ou avec un SMIC apprécieront ces démonstrations scandaleuses.

A qui profitent les 35h ?

En premier lieu aux entreprises ! Et oui ! En moyenne un emploi Français produit pour 76 000 € de richesses contre 62 000 pour un Allemand, 59 000 pour un Anglais. Les Français sont les plus productifs au monde car les 35h ont eu un effet positif pour les entreprises; elles ont permis d'augmenter la durée d'utilisation des équipements industriels et donc de produire plus, d'autre part elles ont facilité l'optimisation des cycles de travail (en effet le salarié peut être au travail durant 50h et travailler effectivement 25h) En contre partie les salariés ont du accepter des conditions de travail plus difficiles notamment une productivité beaucoup plus forte.

D'autre part, contrairement à ce qui est affirmé par les idéologues arriérés, les 35h n'ont pas pesé davantage sur le coût du travail puisque ce surcoût a été pris en charge par les finances publiques. Si bien que entre 1998 et 2001 350 000 emplois ont été créés directement par les 35h. De plus, ces emplois créés ont initié une dynamique économique qui a vu la création de 1 900 000 emplois sur cette période. Qui dit mieux ? La droite ? Ou bien avec le signe négatif (-) !

Au final les 35h profitent d'abord aux entreprises et ont permis de créer plus de 2 millions d'emplois. Néanmoins le coût du travail est élevé mais ce ne sont pas les 35h qui en sont la cause. C'est un problème ancien qui fait reposer les financements sociaux sur le travail plutôt que sur les profits spéculatifs.

wmb

rejoindre le collectif "Non au gaz de schiste"

La section du canton de La Voulte sur Rhône vous encourage à rejoindre le collectif

Stop au gaz de schiste

pour plus d'informations sur le pétrole non conventionnel (Pétrole, le pire est devant nous) => ici

wmb

encore un record battu

Deux tonnes de CO2 émis chaque année par chaque Français pour se déplacer.

Comme on pouvait s'en douter ce sont les classes supérieures qui émettent le plus (3 fois plus que les plus pauvres) et les classes moyennes (revenus mensuels supérieurs à 4500€)

Surprise !

Depuis qu'on en parle, nous aurions pu penser que les émissions de CO2 liées au transport aient baissé or elles ont augmenté de 22% depuis 1994 ! la bagnole représente 96% de ces rejets. Pourtant nos automobiles sont de plus en plus « propres » Le hic ! est que ces progrès techniques sont largement compensés par l'augmentation du kilométrage moyen et d'autre part par l'augmentation du nombre de véhicules par ménage; le trajet quotidien moyen est passé de 17,4 kms par habitant en 1982 à 25,2 kms en 2008 et le nombre de ménages disposant de 2 voitures est passé de 23% à 36%. Plus surprenant, contrairement à ce que l'on imagine le taux d'occupation des voitures a baissé de 1,5 personnes en 1994 à 1,4 en 2008.

Bref cela ne s'arrange pas malgré les avertissements.

Mais pourquoi donc ?

Une raison principale, le rêve franco-français de la maison individuelle qui implique des modes de vie essentiellement automobile, mode de vie qui couple aussi les loisirs de consommation. Ce mode de vie « rêvé » se paie au prix fort et se paiera de plus en plus cher car il nécessite de plus en plus de foncier et des trajets de plus en plus long. Enfin le discours sur le prix élevé du foncier est un argument trop facile (un alibi !) qui n'explique pas le problème dans toute sa complexité sociologique.

wmb

Bulletin d'informations

Nous vivons un moment particulier de l'histoire des hommes. Ce n'est pas la première fois ni la dernière, mais cette fois-ci nous sommes confrontés à une réalité nouvelle; notre terre est finie (c'est à dire que les ressources naturelles sont limitées) et ne peut pas supporter un projet infini.

Il s'agit donc de savoir quel projet humain sera possible. Il ne s'agit pas de se résigner, d'opposer les citoyens entre eux, de les culpabiliser pour préserver les intérêts d'une oligarchie de privilégiés, il s'agit de redonner espoir.

Consulter la suite ici

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