Les roches schisteuses peuvent contenir des ressources considérables en gaz.

Certains schistes contiennent du méthane piégé dans les fissures. Ce gaz est formé par la dégradation du kérogène (substance intermédiaire entre la matière organique et les combustibles fossiles) présent dans le schiste.

Le schiste est à la fois la roche source du gaz et son réservoir. L'accumulation est peu dense, c'est à dire que le gaz est présent en faible concentration dans un énorme volume de roche. Ce qui rend son extraction difficile. La technique consiste à utiliser l'hydrofracturation en association avec l'injection de nombreux produits chimiques. La plupart de ces produits sont dangereux pour l'environnement et les organismes vivants. Cette technique se base sur la fracturation des poches de gaz par injection d'eau. Chaque puits peut être fracturé entre 15 et 20 fois, chaque fracturation consommant entre 7 et 28 millions de litres d'eau. Environ la moitié de ce volume est récupérée, l'autre moitié diffuse dans le milieu géologique notamment dans les nappes phréatiques. L'extraction de ce gaz est donc particulièrement traumatisante pour nos éco-systèmes.

Les compagnies pétrolières en quête permanente d'énergie exploitent déjà des gisements, notamment aux USA. Des experts prédisent même qu'en 2030 le gaz schisteux dominera le marché du gaz, en raison de l'effondrement prévu des gisements pétroliers. Les réserves estimées seraient 5 fois celles du gaz dit conventionnel (200 000 milliards de m3)

Les enjeux économiques sont donc considérables. Les transactions financières et diplomatiques ont déjà commencé pour le partage « arrangé » de cette énergie. Des puits sont forés un peu partout, même la France s'est engagée dans cette voie. Les massifs schisteux sont nombreux en France, l'État a donc concédé un permis d'exploration à TOTAL dans une zone comprise de la Drôme, l'Ardèche jusqu'à Montpellier, et cela dans la plus grande indifférence des médias.