Texte de Claude Laréal (ancien député-maire de La Voulte sur Rhône)

Surtout depuis 2007 avec N. SARKOSI. Durant ces trois dernières années il a voulu être partout à la fois, il tout tenté et rien réussi. Si la crise internationale n’a rien arrangé, la France va compter 4 millions de demandeurs d’emplois, nos industries sont fragilisées par l’absence d’une politique industrielle, les délocalisations désertifient nos régions, le pouvoir d’achat stagne, la protection sociale, les retraites sont démantelées, la réduction des emplois publics désorganise nos services publics, la politique fiscale est taillée sur mesure pour le profit des plus riches.

Et pour 2011 ça ne sera pas mieux, deux faits parmi d’autres : La croissance n’atteindra pas les 2% prévu. Conséquence il faudra recourir à plus rigueur pour tenir la promesse de désendettement. L’inflation (hausse des prix) qui redémarre ne s’accompagnera pas de hausse des salaires. Cumulée à la hausse des prix de l’énergie (électricité, gaz, carburants) cela affectera notre pouvoir d’achat.

Triste bilan auquel il faut ajouter que les français comme le reste de l’humanité vivent plusieurs crises à la fois : le réchauffement climatique, la crise bancaire et financière, le chômage et la précarité en permanence…

Bravo Sarko !!

Comment pourrions-nous avoir le moral ?

Tout cela parce que N. Sarkosi a succombé à la pensée mensongère selon laquelle l’économie (le marché) se régule lui-même et que l’on a plus besoin de l’Etat. Si à cause de la crise il un peu modifié sa théorie, maintenant il utilise l’Etat, mais uniquement pour tenter de recréer des richesses, il ne fait rien pour leur juste partage

Les socialistes proposent une autre France : la France de 2012

Les socialistes proposent une autre perspective pour les français.

Une France forte économiquement : Les socialistes défendent l’idée d’un État à la fois proche, à l’écoute et prévoyant. La puissance publique, la différence N. Sarkosi, sa puissance et ses moyens seront utilisés pour développer une croissance dynamique et durable pour une France plus juste pour les salariés. Dans ce cadre nous proposons une grande réforme des impôts au service de la justice sociale et du pouvoir d’achat

Une société du respect : Une société du bien être, au lieu de perdre son temps à se diviser, à s’opposer, à se déchirer. Une société construite par du lien social, de la proximité, de l’attention aux autres. Une société où les rapports seront moins violents. Mais une société du respect, c’est une société du respect des autres, le droit à la sécurité des biens et des personnes est un droit fondamental.

Une croissance durable et respectueuse de l’environnement : Il faut plus d’efforts dans l’éducation, la recherche et ses liens avec l’industrie, plus d’initiatives dans le développement, plus d’investissements dans l’économie et dans la solidarité. Pour financer ces projets la puissance publique s’appuiera sur la réforme fiscale, la suppression des niches fiscales et l’élévation de l’imposition sur les hauts revenus et le capital. Par la croissance gagner des ressources nouvelles, dont une partie sera utilisé pour la réduction des déficits, mais une part importante disponible pour améliorer la vie des Français.

Parce que la vie est dure, il faut tracer une voie nouvelle et crédible

C’est à cela que s’est engagé le P.S. en décidant à une large majorité de battre pour « l’égalité réelle ». Car jamais notre société n’avait été aussi fortement inégalitaire.

L’égalité réelle veut répondre à ce que souhaitent nos concitoyens : conjuguer sécurité et responsabilité, solidarité et compétition, développement et environnement, autonomie des individus et règles collectives et des moyens pour que tous nous participions à une société bien être.

L’égalité réelle n’est pas une formule magique, c’est un engagement de long terme. Oui nous donnerons le chiffrage de ce que ce que nous ferons dans les premiers jours en 2012, si les français nous font confiance. Mais nous ne cachons pas que la réalisation de cette voie nouvelle ne se fera qu’avec du temps et qu’il y aura des efforts à faire, mais à la différence de la droite aujourd’hui, nous veillerons à ca que chacun y participe en fonction de ces revenus.

Assurer, partout où cela est légitime, le partage favorable aux salariés, la solidarité, le service public, l’intérêt général

Cette voie transformatrice de la société suscite un débat

Parce que tracer cette voie transformatrice de la société sera un enjeu des Présidentielles de 2012, elle suscite un fort débat et au-delà de l’opposition gauche/droite, avec le pôle de radicalité à gauche.

A droite

L’UMP, les ministres, la presse qui le soutient, les médias acquis au libéralisme, tous y vont de leurs critiques agressives, sarcastiques ou moqueuses s’appuyant sur leurs mots clefs : Réalisme, contraintes économiques, adaptation, modernisation. Dont l’objectif n’est pas de faire participer à un débat qui éclaire les questions, mais plutôt tenter de jeter le doute, fait naître la défiance. Les socialistes sont sensibles au principe de réalisme, à l’appel à l’effort et ils les accompagnent des impôts plus efficaces et surtout plus justes, de choix économiques débarrassés des exigences du profit.

Avec le pôle de radicalité

La tentation de la radicalité extrême réapparait régulièrement au sein de la gauche. Très souvent cette radicalité prend la forme d’une dénonciation virulente, voire coléreuse, qui mêle gauche et droite dans un même rejet et qui est silencieuse sur ses solutions concrètes. Sans céder à ces formules il faut entendre les urgences. Mais ne pas oublier que derrière son discours il y a tout un passé d'État totalitaire.