La crise économique est considérée comme la CAUSE principale. Cette évocation est trop restrictive car la crise est globale: toutes ses composantes sont inter-liées; crise sociétale, crise écologique, crise des ressources, crise économique et crise sociale. Il est probable que la seule crise économique soit la conséquences des autres crises.
Les enjeux à notre sens, sont de deux natures; le premier consiste à reconnaitre la globalité et l'ampleur de cette crise systémique, le deuxième concerne la gouvernance au sens large.

La crise systémique:
c'est une crise globale dont les causes ne sont probablement pas perçues par la population et ses représentants (les élus) Ce n'est pas l'économie qui est la cause de la crise; l'économie est en crise bien sûr mais comme toutes les composantes sociétales. La crise est sociétale et en conséquence l'économie ainsi que le social ...sont en crises. Réduire la crise à la seule composante économie est donc une erreur, erreur qui pourrait laisser croire qu'en agissant par l'économie nous pourrions régler tous nos problèmes notamment pour ce qui concerne l'emploi. La crise écologique, par ailleurs, est une bombe à retardement dont la gravité surpassera toutes les autres.

La cause principale est encastrée dans la boucle:
  • c'est l'évolution des comportements de consommation vers l'hyper-consumérisme qui détermine la transformation du modèle sociétal qui lui même conditionne le comportement de consommation. Cette évolution « auto asservie », nourrie par le principe de compétition, détermine tout ce qui construit notre modèle sociétal (la solidarité, les liens sociaux, le modèle éducatif, les partis politiques...........)

  • conséquences:
    - transformation du modèle de production vers le modèle appelé "mondialisation" (produire plus, toujours plus et réduire plus, toujours plus, les coûts)
    - société d'abondance pour certains, quant aux autres ce sont les "perdants du consumérisme" appelés également les "perdants de la mondialisation" (le vote FN s'alimente pour partie dans ce creuset de la frustration consumériste)
    - ces transformations aboutissent à des injustices flagrantes et menacent désormais ceux qui se sentaient protégés (par leur statut, le diplôme ....)
    - destruction progressive des liens sociaux (par exemple le monde associatif peine à se maintenir et à se renouveler)

La gouvernance:

  • débuter par le champ politique est exemplaire. L'idée de généraliser les primaires est bonne, ceci-dit les règles de non-cumul doivent être plus exigeantes. Trois mandats consécutifs sont excessifs, soit 15 à 18 ans suivant les mandats. Dans la vie réelle, les salariés n'occupent pas de poste sur de période si longue, nous ne sommes plus au 19éme siècle et les élus doivent s'adapter comme les autres aux changements (dans une première étape 2 mandats consécutifs peuvent être admis)

  • le carriérisme politique doit être combattu , il donne une image très négative des élus et déterminent pour l'essentiel l'augmentation massive de l'abstention. Pour cela le non-cumul doit devenir une obligation et il peut concerner également ceux qui font carrière dans le sillage des élus qui les ont cooptés (par exemple assistant parlementaire et mandat d'élu peuvent être considérés sur le même plan)

Les institutions:

  • simplifier !! les institutions politiques du local au national sont des labyrinthes réservés aux initiés et découragent l'expression démocratique (participative et délibérative)

    • au local;
      - supprimer des échelons (trop nombreux et en plus qui permettent de cumuler !!)
      - redéfinir la notion communale (intercommunalité …)

    • au national;
      - redéfinir les rôles de l'assemblée nationale et du sénat; l'assemblée nationale sur le court terme, le sénat sur l’avenir (en quelque sorte il pourrait représenter les générations futures)
      - revoir la composition du sénat qui représente un monde en voie de disparition
      - le sénat pourrait être composé pour une part de représentants d'ONG, d'associations ....tirés au sort et pour une autre part de citoyens tirés au sort comme les jurés d'assise.
      - mandat unique et une seule fois
      - le sénat aurait pour mission de légiférer sur le long terme et aurait un droit de véto sur les lois du quotidien qui seraient de la compétence des députés (qui bien sûr ne pourraient pas cumuler)